15 jours de road-trip dans les fjords norvégiens : itinéraire et conseils

Dans cet article, je vous présente notre itinéraire de 15 jours dans la région des fjords norvégiens. Cette boucle a pour départ Oslo (nous avons passé la frontière Suède/Norvège juste à côté), et se termine à Kristiansand, à l’embarcadère de ferry pour les Pays-Bas, et le chemin du retour vers la France.

Fjord depuis les falaises de Kjerag

Je vous partage aussi quelques conseils à connaître avant le départ, qui vous faciliteront la vie une fois sur place. Et oui, pour partir en Norvège, mieux vaut anticiper un peu le budget, les ferries, les autoroutes, … mais rien de compliqué, c’est promis !


Notre itinéraire dans les fjords norvégiens 

Comme je le disais, notre boucle a pour départ Oslo, et se termine à Kristiansand. Nous sommes arrivés par la Suède, et repartis en ferry vers les Pays-Bas. Mais rien ne vous empêche de l’adapter selon votre point d’arrivée. Vous pouvez d’ailleurs consulter mon article sur les différentes manières de se rendre en Norvège en voiture. 

Opéra d’Oslo sur le fjord

Jour 1 et 2 : Oslo et sa région

La capitale norvégienne vaut vraiment le détour : son architecture, sa localisation dans le fjord, ses habitants, … et j’ai personnellement eu un gros coup de coeur sur ses friperies !

Jour 3 et 4 : route vers le nord et le glacier de Jostedalsbreen

Comptez une journée de route pour vous rendre dans la région du glacier de Jostedalsbreen. Profitez-en pour vous arrêter à la magnifique église en bois debout de Lom.

Il existe plusieurs routes autour du glacier. Nous avons préféré la route numéro 15, pour ensuite emprunter celle de Gamle Strynefjellsvegen, réputée pour ses vues magnifiques sur le glacier et ses lacs. 

lac de Djupvtnet sous le glacier

Nous avons passé une nuit bien froide au-dessus du lac de Djupvtnet, perdu entre le brouillard, le glacier, et les rivières qui dévalent jusqu’au lac.

Jour 5, 6 et 7 : le nord des fjords norvégiens 

Le nord de la région des fjords norvégiens reste notre coup de cœur du voyage. La région est beaucoup plus sauvage, et moins fréquentée que le sud (en dessous de Bergen). Pour les amateurs de nature et de pêche, c’est l’endroit que je recommande. Que vous soyez au fin fond d’un fjord, ou au bord de la mer du Nord, les paysages sont à couper le souffle, et vous pourrez observer la faune sauvage plutôt facilement. Nous avons vu des dauphins et un phoque depuis notre spot de camping !

couché de soleil sur un fjord de Norvège

Jour 8 : Bergen 

Bergen est la deuxième plus grande ville du pays, et vaut sans aucun doute le détour. Le quartier de Bryggen, construit tout en bois (même le sol), le port et son marché au poisson, les hot-dogs aux rennes de Trekroneren (un peu touristique, mais c’était bon !).

quartier en bois Bryggen de Bergen

Jour 9, 10 et 11 : le fjord de Hardangerfjord

Hardangerfjord est un des plus grands fjords du pays. Il est très impressionnant à sillonner. À l’un de ses bouts se trouve la cascade de Vøringfossen, avec sa passerelle vertigineuse suspendue au-dessus de la chute d’eau ; et de l’autre la ville d’Odda, bien connue pour être le départ de la randonnée de Trolltunga. Nous n’avons personnellement pas fait la randonnée, le prix du parking étant un peu trop élevé pour nous (compter entre 50 et 70 euros selon la solution de parking et la durée de la randonnée).

cascade de Vøringfossen

Jour 12 et 13 : Lysebotn et le rocher de Kjerag

Deux solutions pour vous rendre à Lysbotn : prendre un ferry qui vous fera traverser tout le fjord, ou emprunter la célèbre route de Lysevegen, et ses lacets vertigineux. Tout en haut de celle-ci se trouve le départ pour la randonnée de Kjerag. Vous pouvez consulter mon article à son propos.

Vue depuis la randonnée de Kjerag sur Lysbotn

Jour 14 : Stavanger 

Stavanger et son centre-ville coloré vous occuperont bien une demi-journée, plus si vous décidez de visiter le musée norvégien du pétrole.

centre-ville coloré de Stavanger

Jour 15 : Kristiansand, retour à la maison

Nous n’avons pas visité Kristiansand, notre ferry étant à 8 h du matin. Il existe plusieurs spots de camping, en dehors de la ville, à une vingtaine de minutes de l’embarcadère. Vous les trouverez sur Park4Night. Très pratique lorsqu’il faut être à 7 h au ferry. 




Quelques conseils pour bien préparer son road-trip dans les fjords norvégiens 

Pour compléter les détails de notre itinéraire jour par jour, je voulais partager quelques conseils qui nous ont vraiment facilité la vie pendant ce road-trip en Norvège. Budget, ferries, stationnement ou camping : autant de petites choses à anticiper pour profiter du voyage l’esprit léger.

À quelle période partir dans les fjords norvégiens ?

Nous sommes partis pour ce road-trip en Norvège au mois d’août 2025. C’est sans doute à ce moment-là que la météo est la plus clémente, même s’il faut tout de même prévoir des nuits en dessous de 10 °C. Ce n’est certes pas la période du soleil de minuit, mais les journées sont encore longues : nous avons parfois randonnée jusqu’à 21h pour éviter la foule, sans avoir besoin de lampe frontale.

Fleurs à Bergen

Petit bémol, c’est aussi le moment où tout le monde part en vacances en Norvège, attendez-vous donc à ne pas être seul sur la route et les aires de camping.  

Prévoir son budget road-trip

La Norvège est un pays plutôt cher, aussi je vous conseille vivement de bien préparer votre budget avant de partir. Pour vous donner quelques indications de prix, nous y étions en août 2025, le litre de gasoil est souvent autour des 2 euros (l’essence est un peu moins chère), un repas type pique-nique (pain, jambon, fromage et gâteau) dans une petite épicerie de village peut vite coûter entre 20 et 25 euros. Le pack de 6 bières 1664 coûte … 21 euros !

Pour faire des économies sur votre budget nourriture, je vous conseille de faire de grosses courses en Allemagne ou en Suède, ou l’alimentation est beaucoup moins chère. En Norvège, évitez les petites épiceries souvent beaucoup plus chères (je parle des grosses franchises qui ont des petits magasins dans les villages éloignés). Privilégiez les magasins Kiwi, qui sont un peu plus économiques.

Enfin, en août, beaucoup d’agriculteurs vendent leurs productions dans des kiosques en libre service en bord de route. Il faut souvent avoir de la monnaie pour payer, mais les prix et la qualité valent le détour. 

Payer les ferries et autoroutes 

Certaines routes sont payantes en Norvège, mais il n’y a pas de péage comme en France. Les portions sont signalées avec des panneaux, et des caméras qui scannent la plaque d’immatriculation. 

Même fonctionnement pour les ferries, il sera d’ailleurs compliqué de vous en passer pour un itinéraire dans les fjords norvégiens. Votre plaque d’immatriculation est scanée au début de la traversée. 

Embarcadère pour le ferry à Kristiansand

Pour payer en toute facilité, je vous conseille de vous enregistrer sur FerryPass (pour les ferries) et Epass24 (pour les autoroutes) qui fonctionne aussi en Suède. Sinon Autopass permet de payer les autoroutes uniquement en Norvège. 

Le paiement s’effectue le mois suivant : vous recevez une facture pour l’ensemble de vos trajets, que vous pouvez régler par carte bancaire. Je vous conseille vivement d’enregistrer votre carte afin de ne pas oublier de payer, car des frais supplémentaires peuvent s’ajouter en cas de retard. 

Pour vous donner une indication, nous sommes partis un mois en tout (Suède et Norvège). Nous avons payé 80 euros ferries et autoroutes compris, en Suède et en Norvège. Et nous avons parcouru presque 4 000 kilomètres dans les deux pays. 

Le stationnement dans les villes norvégiennes

Dans les villes norvégiennes, tous les parkings sont payants (sauf si vous vous garez très très loin). Et plus ils sont proches du centre-ville, plus ils sont chers.

La meilleure option est de télécharger Easypark. C’est une application téléphone qui permet de consulter les prix à l’avance, et de payer votre parking (elle fonctionne d’ailleurs dans la plupart des pays d’Europe). 

Pour vous donner une indication de prix, à Oslo, nous nous sommes garés dans une rue à 25 minutes à pied du centre-ville, pour environ 15 euros les 5 h.  

Faire du camping sauvage dans les fjords de Norvège 

Enfin, je terminerai cette partie conseil sur le camping sauvage en Norvège. En Norvège, le libre accès à la nature est un droit. Ce droit s’applique bien entendu aux « terres ouvertes », c’est-à-dire non-cultivées. 

Chacun est donc libre de profiter des grands espaces, pour randonner, mais aussi pour camper, tant que vous êtes respectueux des lieux. 

Le camping sauvage est donc en théorie plutôt facile. En pratique, dans certaines régions, il est très difficile de trouver une place pour garer son van, notamment au bord des fjords. 

spot camping au bord du fjord

Pour vous faciliter la vie, l’application Park4Night fonctionne très bien en Norvège, et permet d’avoir des avis sur le spot. Le petit bémol est qu’on est donc rarement seul à camper, et les places sont parfois peu nombreuses (surtout si vous arrivez tard). 

J’insiste aussi grandement sur le respect des lieux : beaucoup des spots de camping sauvage sur lesquels nous avons passé la nuit étaient … dégeulasses. Je ne mâche pas mes mots. Si vous campez dehors, emportez vos déchets, et laissez l’endroit tel que vous l’avez trouvé.

Le mot de la fin 

La Norvège est une destination idéale pour un road-trip, à condition d’avoir étudié un peu son itinéraire et de connaître quelques spécificités avant le départ.

 Avec ce road-trip de 15 jours dans les fjords norvégiens, l’itinéraire détaillé et les conseils pratiques partagés dans cet article, vous disposez désormais d’une base solide pour organiser votre voyage sereinement. De l’arrivée à Oslo jusqu’au retour par Kristiansand, chaque étape peut être adaptée selon votre rythme et vos envies. 

Si le road-trip en Norvège vous fait de l’œil, n’hésitez pas à allé consulter mon article sur les différents moyens de se rendre en Norvège en voiture !

Bonne route !

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